Cahier des charges d'un site vitrine : que mettre dedans ?
Objectifs, pages, fonctionnalités, budget : ce que doit contenir le cahier des charges de votre site vitrine pour obtenir des devis comparables. Plan inclus.
Mentions légales, politique de confidentialité, formulaire, cookies : les points à vérifier pour rendre votre site vitrine conforme au RGPD. Checklist simple.
Un site vitrine collecte presque toujours des données personnelles, ne serait-ce que par son formulaire de contact. Il doit donc respecter le RGPD et les règles françaises sur les cookies et les mentions légales. Bonne nouvelle : pour un site vitrine, la mise en conformité tient en quelques points précis. Voici la liste à vérifier.
Cet article est un guide pratique, pas un conseil juridique. Pour les textes de référence, consultez le site de la CNIL.
Le Règlement général sur la protection des données s'applique dès que vous traitez des données permettant d'identifier une personne : un nom, une adresse e-mail, un numéro de téléphone, une adresse IP. Un formulaire de contact, un outil de mesure d'audience ou un service intégré (carte, vidéo, réseaux sociaux) suffisent pour que votre site soit concerné, quelle que soit la taille de votre entreprise.
En cas de manquement, le RGPD prévoit des sanctions qui peuvent atteindre 20 millions d'euros ou 4 % du chiffre d'affaires annuel mondial. Dans les faits, pour une petite entreprise, le premier risque est surtout une mise en demeure ou une perte de confiance de vos clients.
Les mentions légales relèvent de la loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN), et non du RGPD, mais elles vont de pair. Pour une société, elles indiquent notamment :
Elles doivent être accessibles depuis toutes les pages, en général par un lien dans le pied de page.
Elle explique aux visiteurs ce que vous faites de leurs données : quelles données sont collectées, pourquoi, sur quelle base légale, qui y a accès, combien de temps elles sont conservées, et comment exercer leurs droits (accès, rectification, effacement, opposition). Elle mentionne aussi la possibilité de saisir la CNIL.
Elle doit correspondre à la réalité de votre site : une politique copiée d'un autre site, qui parle d'outils que vous n'utilisez pas, ne vous protège pas.
Le principe de minimisation impose de ne demander que les données utiles. Pour une demande de devis, un nom, un moyen de contact et un message suffisent souvent ; le téléphone et le budget peuvent rester facultatifs. Ajoutez sous le formulaire une phrase qui rappelle l'usage des données et renvoie vers la politique de confidentialité.
Fixez aussi une durée de conservation : la CNIL considère par exemple qu'une durée de trois ans à compter du dernier contact est raisonnable pour des prospects.
Les cookies de mesure d'audience, de publicité ou de réseaux sociaux ne peuvent être déposés qu'après l'accord du visiteur. Selon les recommandations de la CNIL, le bandeau doit permettre de refuser aussi facilement que d'accepter, sans case pré-cochée, et le choix doit pouvoir être modifié à tout moment, par exemple avec un lien « Gérer les cookies » en bas de page.
Certains outils de mesure d'audience peuvent être exemptés de consentement s'ils sont configurés selon les conditions fixées par la CNIL. Google Analytics, lui, nécessite le consentement.
Attention aussi aux contenus intégrés : une vidéo, une carte ou un widget de réseau social chargés directement peuvent déposer des cookies sans que vous le sachiez. La solution consiste à ne les charger qu'au clic du visiteur.
Beaucoup de sites vitrines déposent des traceurs ou transmettent des données sans que leur propriétaire le sache. Les cas les plus courants :
Le plus simple reste de limiter les services extérieurs : moins de traceurs, c'est un site plus léger et une conformité plus facile.
Google Analytics n'est pas interdit, mais il impose quelques précautions :
Une partie des visiteurs refusera les cookies : vos statistiques ne seront donc pas exhaustives. Si vous voulez surtout un suivi simple de la fréquentation, un outil de mesure configuré pour être exempté de consentement peut être une alternative.
Non. Si votre site ne dépose que des cookies strictement nécessaires à son fonctionnement, ou utilise un outil de mesure exempté configuré selon les règles de la CNIL, aucun bandeau de consentement n'est requis. Les mentions légales et la politique de confidentialité restent obligatoires.
Non : elles décrivent votre entreprise et votre hébergeur. Une politique de confidentialité copiée risque aussi de décrire des traitements que votre site ne fait pas, ou d'en oublier.
Non, mais il nécessite le consentement du visiteur : il ne doit pas se charger avant que celui-ci ait accepté les cookies de mesure.
L'entreprise qui édite le site est responsable des traitements de données. Le créateur du site doit cependant livrer un outil qui permet de respecter les règles : formulaire sobre, bandeau conforme, pages légales prévues.
Nos sites sont conçus avec un formulaire sobre, sans traceur par défaut. Découvrez notre création de site vitrine, ou lisez notre guide pour rédiger le cahier des charges de votre site.
Deux sujets voisins : l'accessibilité de votre site internet et le passage en HTTPS.
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